La formation de la légion pourrait dater de la Guerre Sociale de 90-89 av. J.-C. ou alors de l'année 72 av. J-C lorsqu'elle se trouve en Gaule transalpine. Cependant, actuellement, il est impossible de dire s'il s'agit de la même légion qu'utilisa Jules César pour faire la conquête de la Gaule. En 67-65 av. J.-C., il est fait mention d'une légion X en Gaule transalpine, pour mettre fin à la révolte des Gaulois de la tribu des Allobroges.

 

Après la révolte, la légion hiverna probablement dans les alentours de Narbonne, capitale de la Gaule narbonnaise. La légion a combattu lors de la conquête de la Gaule (de 58 à 50 av. J.-C.), et c'est en s'illustrant dans différentes batailles qu'elle devint la légion favorite de Jules César. Celui-ci choisit même des légionnaires de cette légion pour l'escorter lors de son entrevue avec Arioviste, chef d'un peuple germanique en 58 av. J.-C. En faisant remplacer la cavalerie alliée par des légionnaires de la Dixième légion, Jules César leur montre une énorme confiance et s'attache leur loyauté. La fidélité de la légion lui étant désormais acquise, Jules César les fait participer a presque toutes ses batailles en Gaule.

 

A de multiples reprise, la Dixième fait preuve de sa valeur. Elle s'illustre notamment contre Arioviste à la bataille de l'Ochsenfeld (en 58 av. J.-C.) ou contre les Belges à la Bataille de l'Aisne et à la bataille du Sabis (en 57 av. J.-C.).

 

Peut-être présente à Avaricum, certainement à Gergovie, mais surtout dans le difficile et déterminant combat d'Alésia qui permit la soumission définitive des peuples gaulois à la République romaine en 52 av. J.-C. Au début de la guerre civile, la légion était dans les environs de Narbonne, en Gaule narbonnaise. Elle suivit le Consul durant toute cette lutte fratricide jusqu'à la bataille décisive de Pharsale, à l'aile droite, lors de laquelle Jules César vainquit l'armée de Pompée le Grand.

 

Peu de temps après, la légion fut dissoute et ses vétérans envoyés près de Narbonne. A la fin de l'année 46 av. J-C, les vétérans demandèrent à être réintégré dans l'armée, le dictateur ordonna alors à Marc Antoine de reformer la Legio X à nouveau.

 

Mais ceci est une autre histoire...

© 2017 AVE BAGACUM 

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now